
Protrusion discale et douleur sur le dessus du pied
02/11/2026
Sciatique à Montréal: faiblesse musculaire selon la racine irritée
03/11/2026EN BREF
| Une activité mal tolérée avec une sciatique aggrave nettement la douleur qui descend dans la fesse et la jambe, ou provoque davantage de fourmillements et de gêne. Réduisez ou adaptez l’effort, sans rester alité, et reprenez progressivement selon vos symptômes. Une faiblesse importante, une perte de sensibilité au périnée ou des troubles urinaires ou intestinaux nécessitent une consultation urgente. |
Sciatique et activité mal tolérée : comment la reconnaître ?
Une sciatique peut être suspectée lorsqu’une douleur part du bas du dos ou de la fesse et descend dans une jambe, parfois jusqu’au pied. Elle peut s’accompagner de fourmillements, d’engourdissements ou de sensations de décharge électrique, et s’intensifier en marchant, en restant assis ou en toussant. L’activité est mal tolérée lorsque ces mouvements aggravent nettement la douleur ou limitent les gestes habituels.
Une faiblesse importante de la jambe, une perte de sensibilité au niveau du périnée ou des troubles urinaires ou intestinaux nécessitent une consultation médicale urgente. Pour les autres symptômes, un professionnel de santé peut confirmer leur origine et conseiller une reprise adaptée des activités.
Une activité peut être mal tolérée lorsqu’elle augmente la douleur qui descend de la fesse vers la jambe, provoque des fourmillements ou gêne la marche. Ces réactions ne prouvent pas, à elles seules, que le nerf est davantage abîmé. Il faut observer leur intensité, leur durée et les signes associés. Une faiblesse importante, une perte de sensibilité au périnée ou des troubles urinaires nécessitent une évaluation médicale urgente. La sciatique désigne une douleur liée à l’irritation d’une racine nerveuse lombaire, le plus souvent L5 ou S1. Elle part généralement du bas du dos ou de la fesse, puis suit l’arrière ou le côté de la cuisse et de la jambe. Elle peut atteindre le pied ou les orteils et s’accompagner de brûlures, de décharges électriques, de picotements ou d’engourdissement. La douleur touche souvent un seul côté. La toux, l’éternuement, certaines positions ou les changements de posture peuvent l’accentuer. Pour mieux comprendre les causes et les symptômes, consultez cette présentation des signes de sciatique ou ce guide sur les symptômes, les causes et le soulagement. Le trajet de la douleur donne des indices, mais il ne permet pas de confirmer seul le diagnostic. Une atteinte de la racine L5 peut notamment causer une douleur sur le côté de la jambe et le dessus du pied. Certaines personnes ont du mal à relever le pied ou les orteils. Une atteinte S1 peut irradier vers l’arrière de la jambe et le bord externe du pied. Ces différences sont décrites dans cet article sur la douleur nerveuse et le territoire sensitif et dans cette ressource sur la sciatique L5 et la difficulté à relever le pied. Une activité est à adapter si elle déclenche une douleur plus forte dans la jambe, augmente les fourmillements ou réduit votre capacité à marcher, vous asseoir ou vous lever. La gêne peut apparaître pendant l’activité, juste après ou plus tard dans la journée. Notez ce qui l’a déclenchée, la durée de la réaction et le temps nécessaire pour retrouver votre niveau habituel. Rester dans la même position longtemps peut aussi accentuer les symptômes chez certaines personnes. D’autres ressentent davantage la douleur en se penchant, en portant une charge ou en marchant. La tolérance varie selon la cause et l’évolution de la sciatique. Une douleur qui revient par épisodes mérite d’être décrite au professionnel de santé : les épisodes, leur fréquence et leurs déclencheurs peuvent aider à guider l’évaluation. Pour en savoir plus, lisez cet article sur la sciatique qui revient par épisodes. Une hausse passagère de la douleur peut correspondre à une sensibilité accrue du nerf ou des tissus. Elle ne signifie pas automatiquement que l’activité a causé une nouvelle lésion. En revanche, une douleur qui augmente nettement, persiste après l’effort ou s’accompagne d’une nouvelle faiblesse justifie de réduire la sollicitation et de demander un avis médical. Évitez de forcer à travers une douleur vive ou de multiplier les mouvements qui reproduisent clairement les symptômes. Les étirements intenses ne conviennent pas à toutes les sciatiques et peuvent accentuer la douleur chez certaines personnes. Cet article explique pourquoi des étirements agressifs peuvent signaler une aggravation possible. Les exercices génériques ne sont pas non plus adaptés à chaque situation, comme le détaille cette ressource sur les exercices génériques en cas de sciatique. En l’absence de signe de gravité, il est généralement préférable de conserver une activité quotidienne adaptée plutôt que de rester au lit de façon prolongée. Réduisez temporairement les tâches qui déclenchent une forte douleur, fractionnez les activités et changez de position selon votre tolérance. Reprenez progressivement les gestes habituels lorsque les symptômes le permettent. Au travail, une modification temporaire des tâches, des charges ou des périodes assises peut aider à limiter les poussées douloureuses. Si la douleur gêne votre activité professionnelle, parlez-en à votre médecin et à votre employeur afin d’évaluer les adaptations possibles. Pour approfondir ce sujet, consultez ce guide sur le fait de travailler avec une sciatique. Les conseils doivent tenir compte de votre état de santé et de la cause possible. Une hernie discale, une arthrose ou une autre affection ne se traite pas forcément de la même façon. Pour consulter des recommandations générales destinées aux professionnels de santé, vous pouvez lire les recommandations sur la sciatique. Une autre présentation des causes, symptômes et définition de la sciatique peut aussi vous aider à préparer vos questions. Demandez une évaluation médicale rapide si la douleur devient très intense, s’aggrave continuellement ou vous empêche de marcher. Consultez également en cas de faiblesse nouvelle ou croissante, notamment si vous ne parvenez plus à relever le pied ou à vous tenir sur la pointe des pieds. Une perte de sensibilité autour des organes génitaux ou de l’anus, une difficulté soudaine à uriner, une rétention d’urine ou une perte de contrôle des selles sont des signes d’urgence. Il faut alors contacter les services d’urgence sans attendre. Une fièvre, un traumatisme récent, un antécédent de cancer ou une douleur nocturne inhabituelle doivent aussi être signalés rapidement à un professionnel de santé. Le diagnostic repose d’abord sur les symptômes, leur évolution et un examen clinique. Le professionnel vérifie notamment la force, la sensibilité, les réflexes et la marche. Un examen d’imagerie n’est pas systématique au début d’une sciatique typique. Il peut être demandé en présence de signes d’alerte, si les symptômes persistent ou si un geste médical est envisagé. Avant la consultation, notez les activités qui déclenchent la douleur, les positions qui la soulagent et la durée des poussées. Précisez aussi toute faiblesse, perte de sensibilité ou difficulté à accomplir vos tâches habituelles. Ces informations aident à distinguer une douleur temporairement plus sensible d’une évolution qui nécessite une prise en charge rapide. Le traitement dépend de la cause, de l’intensité de la douleur et des signes observés. Un médecin peut proposer des mesures antalgiques adaptées et décider si des examens ou une orientation vers un spécialiste sont nécessaires. Ne commencez pas ou ne modifiez pas un médicament sans vérifier qu’il vous convient, en particulier pendant une grossesse ou en présence d’autres problèmes de santé. Si vos symptômes persistent, reviennent souvent ou limitent fortement votre quotidien, prenez rendez-vous pour faire réévaluer la situation. Un plan de prise en charge doit tenir compte de votre tolérance réelle aux activités, plutôt que reposer sur des mouvements imposés ou des conseils identiques pour tous. Avis de non-responsabilité médicale : Les informations et conseils fournis sur ce site ne remplacent pas l’avis, le diagnostic ou le traitement d’un professionnel de la santé. Veuillez noter que Sylvain Desforges, B.Sc., D.O., N.D., docteur en ostéopathie, n’est ni docteur en médecine ni médecin, et n’est pas spécialiste dans une spécialité médicale telle que définie par le Collège des médecins du Québec. La médecine manuelle, la médecine fonctionnelle et la médecine sportive telles que décrites sur ce site excluent tout traitement ou diagnostic médical fait par un médecin ou un médecin spécialiste. Consultez toujours votre médecin pour toute question médicale. Pour plus de détails, veuillez lire notre Avis Légal complet.Reconnaître une sciatique
Une douleur qui suit un trajet nerveux
Quand une activité est-elle mal tolérée ?
Une aggravation temporaire ne signifie pas toujours une lésion
Adapter ses activités sans s’imposer le repos au lit
Quand consulter rapidement ?
Comment le professionnel de santé évalue la situation
Prise en charge et suivi
Pendant l’activité
- La douleur descend davantage dans la fesse ou la jambe.
- Les fourmillements ou l’engourdissement s’intensifient.
- Une faiblesse apparaît dans la jambe ou le pied.
Après l’activité
- Les symptômes restent aggravés ou augmentent dans les heures suivantes.
- La douleur ne revient pas à son niveau habituel après une pause.
- Réduisez l’effort et demandez conseil à un professionnel de santé.
Urgence : consultez immédiatement en cas de perte importante de force, d’engourdissement du périnée ou de troubles urinaires ou intestinaux.

Une activité est mal tolérée en cas de sciatique lorsque la douleur qui part du bas du dos ou de la fesse s’intensifie dans la jambe, limite les gestes habituels ou oblige à s’arrêter. Une gêne passagère n’indique pas forcément une aggravation, mais une perte de force, des troubles urinaires ou une douleur très intense nécessitent une évaluation rapide. Apprenez à distinguer une poussée douloureuse fréquente des signes d’alerte afin d’adapter vos efforts sans vous immobiliser inutilement.
Sciatique et douleur après exercice: courbature ou irritation nerveuse?
EN BREF La douleur après l’exercice peut être une courbature musculaire ou le signe d’une irritation du nerf sciatique. Les courbatures touchent surtout les muscles sollicités et s’atténuent généralement en quelques jours ; une sciatique peut irradier de la fesse…
Reconnaître une activité qui augmente les symptômes
La sciatique provoque généralement une douleur, des brûlures ou des sensations de décharge électrique qui descendent de la fesse vers l’arrière ou le côté de la cuisse et de la jambe, parfois jusqu’au pied. Des fourmillements ou un engourdissement peuvent accompagner la douleur. Celle-ci peut être déclenchée ou accentuée par certains mouvements, une position assise prolongée, la toux ou les changements de posture.
Une activité est probablement trop exigeante si elle fait nettement progresser la douleur dans la jambe, augmente les picotements ou vous empêche de marcher normalement. Vous pouvez aussi remarquer que vous devez écourter une marche, interrompre une tâche ou modifier votre posture pour continuer. Notez les activités concernées, la durée de l’effort et le temps nécessaire pour retrouver votre niveau habituel : ces repères aideront à ajuster votre rythme.
Une douleur passagère n’est pas toujours un signe de danger
Une légère hausse temporaire de la douleur pendant ou après l’effort peut survenir. Elle est moins préoccupante si elle s’atténue après avoir réduit l’intensité, changé de position ou récupéré, et si elle ne s’accompagne pas d’une nouvelle faiblesse. En revanche, si la douleur augmente durablement, descend davantage dans la jambe ou vous handicape de plus en plus, réduisez l’activité et demandez conseil à un professionnel de santé.
Sciatique et exercices à éviter selon les symptômes
EN BREF La sciatique est une douleur liée à l’irritation ou à la compression du nerf sciatique. Les exercices peuvent aider à préserver la mobilité et à réduire les tensions, mais évitez ceux qui intensifient la douleur dans la jambe,…
Repérer les signes qui imposent une consultation urgente
Une sciatique avec perte de force importante ou progressive doit être évaluée rapidement, notamment si vous avez du mal à relever le pied ou les orteils, à marcher sur les talons ou à vous mettre sur la pointe des pieds. Une faiblesse qui gêne la marche ne doit pas être considérée comme une simple fatigue liée à l’exercice.
Consultez immédiatement en cas de difficulté soudaine à uriner, de rétention urinaire, de perte de contrôle des selles ou d’engourdissement de la zone entre les jambes, appelée anesthésie en selle. Une douleur intolérable, une fièvre, un traumatisme récent ou une douleur nocturne inhabituelle justifient également une évaluation médicale rapide. Ces signes ne permettent pas de poser un diagnostic soi-même, mais doivent être signalés sans attendre.
Sciatique et mouvement qui aggrave: pourquoi l’arrêter
EN BREF La sciatique est une douleur liée à l’irritation d’un nerf, qui peut descendre du bas du dos jusque dans la jambe. Si un mouvement ou un exercice accentue l’irradiation, les fourmillements ou la faiblesse, arrêtez-le : cela aide…
Adapter l’effort sans se mettre au repos complet
En l’absence de signe d’alerte, privilégiez une reprise progressive plutôt que l’arrêt prolongé de toute activité. Fractionnez les tâches, alternez les positions et choisissez des efforts que vous pouvez poursuivre sans forte aggravation des symptômes. De courtes marches peuvent être mieux tolérées qu’une longue sortie. Si une activité déclenche régulièrement une poussée, diminuez temporairement sa durée ou son intensité, puis augmentez-les graduellement selon votre évolution.
Quand demander un avis professionnel
Consultez un médecin si la douleur vous empêche de mener vos activités habituelles, ne s’améliore pas ou persiste plusieurs semaines. Le diagnostic repose d’abord sur l’interrogatoire et l’examen clinique ; une imagerie n’est pas systématique au début d’une sciatique typique sans signe de gravité. Un professionnel pourra vérifier la force, la sensibilité et les réflexes, puis vous aider à reprendre les mouvements adaptés. Des exercices ou une kinésithérapie peuvent être proposés selon votre situation.
| Activité ou situation | Réaction évocatrice d’une mauvaise tolérance |
|---|---|
| Position assise prolongée | La douleur augmente dans la fesse ou la jambe. |
| Flexion ou torsion du dos | La douleur irradie davantage le long de la jambe. |
| Toux ou éternuement | Une décharge ou une douleur sciatique est déclenchée. |
| Marche ou station debout | La douleur limite les déplacements ou impose des pauses fréquentes. |
| Port de charges | Les symptômes s’intensifient pendant l’effort ou après celui-ci. |
| Activité physique | Réduire l’intensité si la douleur augmente nettement ou persiste après l’activité. |
| Signes d’alerte | Urgence si faiblesse importante, anesthésie du périnée ou trouble urinaire ou anal. |
Sciatique et mouvement qui soulage temporairement: suffit-il?
EN BREF La sciatique est une douleur liée à l’irritation du nerf sciatique, souvent ressentie du bas du dos jusqu’à la jambe. Bouger doucement, marcher quelques minutes et changer régulièrement de position peuvent soulager temporairement et limiter l’enraidissement, sans forcément…
Sciatique et activité mal tolérée : témoignages pour mieux la reconnaître
« Dès que je reste assise un moment, la douleur descend de la fesse jusqu’au mollet. En me levant, j’ai des fourmillements, puis ça se calme un peu quand je marche doucement. » Ce témoignage illustratif évoque une douleur irradiant le long de la jambe, parfois accentuée par certaines positions ou certains mouvements. Ce type de gêne peut accompagner une sciatique, mais seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic.
« J’ai essayé de reprendre la course comme avant. Au bout de quelques minutes, la douleur s’est intensifiée et j’ai dû m’arrêter. La marche tranquille, elle, reste possible. » Une activité peut être mal tolérée lorsque la douleur augmente nettement pendant l’effort ou persiste davantage après celui-ci. Il peut être utile de réduire temporairement l’intensité, de privilégier des mouvements doux et de reprendre progressivement selon les symptômes.
« Quand je tousse ou que je me penche, j’ai comme une décharge qui part du bas du dos et traverse la fesse jusqu’au pied. » Une douleur en trajet, accompagnée parfois de brûlures, de picotements ou d’engourdissements, peut correspondre à une irritation d’une racine nerveuse. La toux, certains changements de position ou des efforts peuvent la réveiller.
« Je peux marcher quelques minutes, mais rester debout longtemps me gêne. Je change souvent de position pour trouver celle qui soulage. » La tolérance varie d’une personne à l’autre et peut changer au cours de la journée. Une activité difficile ne signifie pas forcément qu’il faut s’immobiliser : le repos strict au lit est généralement déconseillé. Adaptez plutôt les efforts et faites des pauses si nécessaire.
Une activité est particulièrement mal tolérée si elle provoque une hausse importante de la douleur, une irradiation plus marquée dans la jambe ou des symptômes qui ne diminuent pas après l’arrêt. Notez les mouvements concernés, la durée de la gêne et son évolution, puis demandez conseil à un professionnel de santé si les symptômes persistent ou limitent vos activités.
Consultez en urgence en cas de perte de force importante ou qui s’aggrave dans une jambe, de difficulté nouvelle à relever le pied, d’engourdissement de la zone entre les jambes, de rétention ou d’incontinence urinaire, ou de perte de contrôle des selles. Une douleur très intense, de la fièvre ou une douleur survenue après un traumatisme nécessitent également une évaluation médicale rapide.
La sciatique désigne une douleur liée à l’irritation d’une racine nerveuse, le plus souvent en bas du dos. Elle suit généralement un trajet dans la fesse, puis à l’arrière ou sur le côté de la cuisse et de la jambe. Elle peut descendre jusqu’au pied ou aux orteils et s’accompagner de fourmillements, d’engourdissements ou d’une sensation de décharge électrique. Une lombalgie peut être présente, mais elle n’est pas systématique.
Une activité devient mal tolérée lorsque certains mouvements ou positions accentuent nettement la douleur ou les symptômes dans la jambe. Rester assis longtemps, se pencher, tourner le tronc, soulever une charge ou tousser peut les réveiller. La personne peut alors réduire ses déplacements, éviter certaines tâches ou avoir du mal à marcher. Cette réaction ne suffit cependant pas à confirmer une sciatique : d’autres problèmes du dos, de la hanche ou des nerfs peuvent provoquer des douleurs similaires.
Un indice important est la propagation de la douleur sous le genou, notamment vers le mollet, le bord du pied ou les orteils. Le territoire dépend de la racine nerveuse concernée. Une atteinte de L5 peut notamment gêner le dessus du pied ou le gros orteil ; une atteinte de S1 peut toucher le bord externe ou la plante du pied. Ces repères varient d’une personne à l’autre et ne permettent pas, à eux seuls, de poser un diagnostic.
Lorsque la douleur impose de modifier ses activités, l’objectif n’est pas nécessairement de tout arrêter. En l’absence de signe d’alerte, il est généralement préférable de poursuivre les gestes tolérés et de fractionner les efforts, plutôt que de rester au lit. De courtes marches ou des changements réguliers de position peuvent aider à conserver une activité quotidienne. Il faut toutefois ajuster l’intensité : un exercice qui augmente fortement la douleur ou fait apparaître une faiblesse doit être interrompu et discuté avec un professionnel de santé.
Le diagnostic repose d’abord sur l’entretien et l’examen clinique : le médecin s’informe du trajet douloureux, de son début, de son évolution et de son retentissement, puis évalue la sensibilité, la force et les réflexes. Un examen comme le test de Lasègue peut contribuer à l’évaluation. Pour une sciatique typique sans signe inquiétant, une imagerie n’est généralement pas nécessaire d’emblée ; une IRM peut être envisagée si les symptômes persistent plusieurs semaines, si une cause particulière est suspectée ou si une intervention est considérée.
Une consultation urgente est nécessaire en cas de perte importante de force, de difficulté nouvelle à relever le pied ou à marcher, d’engourdissement du périnée, de rétention ou d’incontinence urinaire, ou de perte de contrôle des selles. Une douleur qui s’aggrave rapidement, une fièvre, un traumatisme récent ou des antécédents de cancer justifient également un avis médical rapide. Ces signes peuvent signaler une situation qui requiert une évaluation sans délai.
Sylvain Desforges, spécialiste en ostéopathie, naturopathie et médecine manuelle, est présenté comme président fondateur des cliniques TAGMED et de l’association ACMA. Son parcours est consacré à l’innovation en santé et à la prise en charge de la douleur chronique. Ses approches comprennent notamment la décompression vertébrale, le laser et les ondes de choc. Pour une sciatique, l’intérêt de toute méthode dépend de la situation et doit être évalué au cas par cas : elle ne remplace ni le diagnostic médical ni la prise en charge urgente des signes d’alerte.
Une activité devient mal tolérée lorsqu’elle déclenche ou accentue nettement une douleur qui part du bas du dos ou de la fesse et descend dans la jambe, parfois jusqu’au pied. Repérer son trajet, son évolution avec les mouvements et les éventuels signes neurologiques aide à distinguer une irritation du nerf sciatique d’une gêne musculaire, et à savoir quand demander un avis médical.
Sciatique et exercices trouvés sur Internet: prudence selon la cause
EN BREF La sciatique est une douleur qui irradie du bas du dos vers la fesse et la jambe. Des exercices doux peuvent favoriser la mobilité et soulager les symptômes, mais leur efficacité dépend de la cause : un mouvement…
Reconnaître une activité mal tolérée
Lors d’une sciatique, certains gestes ou positions peuvent réveiller une douleur en décharge, une brûlure ou des fourmillements dans la fesse et l’arrière ou le côté de la jambe. La toux, l’éternuement, une station assise prolongée, la flexion du dos ou le port d’une charge peuvent aussi accentuer les symptômes. Les positions susceptibles d’aggraver la sciatique varient toutefois d’une personne à l’autre : le repère utile est l’effet concret de l’activité sur vos symptômes.
Une gêne temporaire pendant un mouvement ne signifie pas nécessairement que vous abîmez votre dos. En revanche, si la douleur s’intensifie nettement, descend davantage dans la jambe ou persiste après l’effort, réduisez l’intensité, raccourcissez la durée ou choisissez une activité plus confortable. Un avis sur la douleur sciatique aggravée par la flexion lombaire peut aider à comprendre pourquoi certains mouvements sont moins bien tolérés.
Sciatique et exercices génériques: pourquoi ils ne conviennent pas à tous
EN BREF La sciatique est une douleur liée à l’irritation ou à la compression du nerf sciatique. Les exercices génériques ne conviennent pas à tous : leur effet dépend de la cause, de l’intensité des symptômes et de la phase…
Observer le trajet et les sensations
La douleur sciatique suit généralement un trajet dans un membre inférieur, parfois accompagné de picotements, d’engourdissements ou d’une sensation de faiblesse. Selon la racine concernée, les symptômes peuvent notamment atteindre le dessus du pied ou les orteils. Pour mieux comprendre la différence entre une irritation nerveuse et une douleur projetée, consultez cette explication sur la douleur radiculaire et la douleur référée.
Le territoire douloureux ne suffit pas à déterminer la cause : l’examen clinique permet de mettre en relation les sensations, la force musculaire et les réflexes. Les ressources sur l’irritation des racines L5 ou S1 et sur la douleur vers le dessus du pied décrivent ces variations. Une douleur qui descend dans la jambe peut avoir plusieurs origines : les causes, symptômes et traitements possibles de la sciatique doivent être évalués selon chaque situation.
Sciatique et douleur qui descend plus bas après un étirement
EN BREF Une douleur sciatique qui descend plus bas après un étirement peut signaler que le mouvement irrite davantage le nerf. Un étirement ne doit pas accentuer la douleur ni provoquer de nouveaux fourmillements : arrêtez-le et évitez de forcer.…
Adapter l’effort sans s’immobiliser
Si la marche, le travail ou une activité sportive augmente vos symptômes, privilégiez une adaptation plutôt qu’un arrêt complet de tout mouvement : faites des pauses, alternez les positions et reprenez progressivement ce qui reste tolérable. Évitez de forcer à travers une douleur importante. Les conseils de prévention et de soulagement de la douleur sciatique peuvent compléter ces repères. En cas de symptômes prolongés ou de difficultés liées au poste de travail, demandez conseil à un professionnel de santé ; la reprise et l’adaptation du travail sont abordées dans cet article sur la sciatique, l’arrêt de travail et la reprise.
Un kinésithérapeute ou un médecin peut vous aider à choisir des mouvements adaptés et à ajuster progressivement l’activité. Pour des conseils sur la reconnaissance et la prise en charge, vous pouvez également consulter ce guide consacré à la sciatique et à la névralgie.
Sciatique et étirements agressifs: signe d’aggravation possible
EN BREF Une sciatique est une douleur qui irradie du bas du dos ou de la fesse vers la jambe. Des étirements agressifs ne libèrent pas forcément le nerf et peuvent intensifier la douleur, surtout si elle descend davantage vers…
Repérer les signes qui nécessitent une consultation rapide
Une faiblesse nouvelle ou importante dans la jambe, une difficulté à relever le pied ou à marcher sur les talons ou les pointes doit faire demander rapidement un avis médical. Une difficulté à relever le pied peut notamment correspondre à un déficit moteur et ne doit pas être négligée.
Consultez en urgence en cas de perte de sensibilité au niveau du périnée, de difficulté soudaine à uriner, d’incontinence urinaire ou anale, ou de douleur extrême. Une fièvre, un traumatisme récent, une douleur nocturne inhabituelle ou une altération importante de l’état général justifient également une évaluation médicale. Cet article apporte des repères généraux, mais ne remplace pas un examen réalisé par un professionnel de santé.








